La théorie de la courbe environnementale de Kuznets suggère que les émissions augmentent avec le revenu jusqu’à un certain seuil, puis diminuent grâce au progrès technologique.
Grossman & Krueger (1995) : « Economic Growth and the Environment ». C’est l’étude séminale qui a popularisé l’idée que la croissance peut, à terme, bénéficier à l’environnement.
Kais & Hammami (2016) : « An econometric study of the impact of economic growth and energy use on carbon emissions ». Analyse sur 58 pays montrant une courbe en U inversé pour le panel global.
Selon Kalis et al. (2025) le nouveau consensus qui se dégage de la littérature empirique est toutefois que, bien que certains polluants locaux, tels que le dioxyde de soufre, aient diminué dans les pays à revenu élevé, généralement grâce à de meilleures politiques, cela ne vaut pas pour les émissions de gaz à effet de serre, la consommation de matières premières ou d’autres impacts écologiques mondiaux.
Le graphique ci-dessous présente la relation entre le logarithme du PIB par habitant et le logarithme des émissions de gaz à effet de serre en Inde entre 1980 et 2024. La relation est clairement croissance : une hausse du PIB se traduit par une hausse des émissions de gaz à effet de serre.

Si l’on analyse les données pour 184 pays en coupe transversale pour l’année 2024, on observe bien une relation positive entre PIB par habitant et consommation d’énergie par tête, comme le disent notamment des personnes comme Jean‑Marc Jancovici.

